For Emma, forever ago de Bon Iver

Bon Iver. Je dois avouer l’avoir découvert après coup grâce à Birdie. Vous vous rappelez la toute jeune fille au piano qui a fait un carton avec skinny love… En réalité c’est une reprise ! Evidemment quand je l’ai su, j’ai tout de suite écouté l’original et j’ai complètement craqué sur cet album un peu à part.

Bon Iver s’appelle en réalité Juston Vernon. Au sujet de cette chanson il explique «Cette chanson parle de cette part de difficulté liée à ce vieil amour hanté, qui pose des problèmes dans tes futures histoires d’amour, et qui peut même les condamner. »

 

Son pseudo Bon Iver vient d’une déformation volontaire du français “bon hiver ” .

Largué par sa copine et son groupe DeYarmond Edison, rajoutons à cela une mononucléose et une infection au foie, Justin part s’isoler 3 mois en hiver 2006 dans la cabane de son père dans le nord du Wisconsin. Il amène quand même sa guitare et quelques micros. Il en sortira 9 chansons dédiées à Emma comme pour exorciser sa douleur.

Now all your love is wasted ?
Then who the hell was I ?

Désormais tout ton amour est perdu ?
Putain, dans ce cas là, qui étais-je ?

Il y chante sur l’amour perdu ou encore la médiocrité. “Emma n’est pas une personne, Emma est un endroit où tu restes coincé. Emma est une douleur que tu ne peux pas effacer”  Il joue beaucoup de la reverb et de l’autotune, ce qui apporte des textures atmosphériques uniques à ces chansons brutes et dépouillées. Il utilise également beaucoup les arrangements de choeurs avec son falsetto (voix de tête) et superpose au minimum 8 pistes de voix par titre. Par la suite, il rajouta tout de même des cuivres sur la chanson For Emma (John Dehaven  à la trompette et Randy Pingrey au trombone). Christy Smith quant à elle enregistre la batterie et la flûte pour le titre Flume

Pour Justin Vernon, il s’agissait plus d’une démo qui serait réenregistrée plus tard avec l’aide de labels. Finalement, il suit le conseil d’amis et décide de le sortir en autoproduction en 2017. Il presse 500 copies de son disque avec l’intention d’en envoyer 100 à quelques médias et le diffuse en juin 2007 sur myspace. Il obtient une bonne critique du prestigieux Pitchfork (8,1/10), et apparaît  CMJ Music Marathon  de NewYork.  Les labels commencent alors à s intéresser et il signe chez le label indépendant Jagjaguwar qui ressort l’album en février 2008. Déjà dix ans!

 

 

 

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