Reprise d’une chanson bretonne : E kreiz an noz

cover e kreiz an noz de Youenn Gwernig

Pour ceux qui suivent mes aventures depuis cet été, vous vous rappelez peut-être que j’ai dû arrêter la musique à cause d’un accident auditif survenu au mois de mai en studio. Finis la guitare, le ukulele, le piano… Malgré tout, j’ai essayé de rester constructive et d’apprendre une chanson dans ma langue régionale : le breton.

En effet, je suis bretonne, originaire de Plougastel Daoulas pour ceux qui connaissent. Cependant, comme beaucoup de bretons, je dois avouer que je ne connais pas beaucoup cette langue… A part Kenavo (d’ailleurs pourquoi tout le monde sait dire « au revoir » en breton et pas « bonjour » ? ), yec’hed mat (« tchin », oui je sais, on apprécie bien l’apéro par chez nous ;)) et bloavez mad (bonne année) mes connaissances étaient plutôt limitées ! Ah j’oubliais Klervia évidemment qui signifie bijou, pierre précieuse.

Lorsque je lui en ai parlé, mon frère m’a proposé une très belle chanson : E kreiz an noz de Youenn Gwernig. Auparavant, je ne connaissais pas ce poète, écrivain, chanteur breton et ami de Jack Kerouac. Il faut vraiment que je développe ma culture générale sur la Bretagne…


E kreiz an noz - Youenn Gwernig

Dans E kreiz an noz qui peut être traduit par Au cœur de la nuit, les paroles de Youenn Gwernig parlent du fameux vent que les habitants de ma région connaissent bien, encore plus ceux originaires comme moi de la fin de la terre (le Finistère).

Avel avelig c’houezit ‘ta
Al lann ‘n emgann ha d’an daoulamm
Kanit buan son (kan) ar frankiz deomp-ni

Vent, mon petit vent, souffle donc
Combat la lande et au galop
Viens vite nous chanter ton chant de liberté


Pour réussir ce challenge, j’ai dû m’attarder sur certaines prononciations de notre langue bretonne. En lisant « Avel avelig c’houezit ‘ta » j’étais un peu découragée. Mais je me suis rapidement rendue compte que, finalement, en entendant mes grand-parents parler cette langue (même si je ne comprenais strictement rien), j’avais acquis, sans m’en apercevoir, quelques facilités. Mon frère armé de sa guitalele et moi avons alors commencé à répéter cette très belle chanson. Mes oreilles ont tenu le choc ! La guitalele n’est pas vraiment un instrument à fort niveau sonore, heureusement !

Au mois d’août, j’ai branché l’enregistreur Zoom, allumé la caméra puis nous avons enregistré cette reprise en haut de l’escalier de notre maison bretonne. Mewen, mon neveu, nous a également filmé avec mon smartphone afin d’ajouter quelques images à cette vidéo. Regardez le résultat juste en dessous.

Ne vern pe du e c’hwezh an avel
Brao eo bevãn ‘barz hon ti

Peu importe d’où souffle le vent
Il fait bon vivre dans notre maison



Aujourd’hui, je continue à apprendre le breton car j’aimerais bien enregistrer d’autre reprises dans ma langue régionale. Mais ce n’est quand même pas la langue la plus facile du monde. Pourtant, une amie m’a appris que son fils de trois ans chante déjà des chansons en breton…

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